la Durée du Contrat d'assurance

En Droit Français, le contrat d'assurance (dont les cotisations sont comptabilisées en 616 par l'Acheteur d'assurance) se conclu pour une durée d'un an, avec tacite reconduction, d'année en année, à son échéance annuelle.

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En Droit Anglo-Saxon, un Contrat d’Assurance se conclut pour une durée ferme d’un an, donc sans tacite reconduction. 

Les Assureurs proposent aussi sur le marché Anglo-Saxon des contrats dits Long-Term Agreement LTA (Accord de Long Terme ALT), d’une durée ferme de deux ou trois ans.

Pour disposer d’une garantie au-delà de son terme, l’Acheteur d’assurance doit avoir satisfait au processus de renouvellement (au cours duquel l’Assureur réexamine l’assurabilité, les garanties limites & franchises, l’engagement ainsi que le provisionnement technique & prudentiel correspondant, l’acceptabilité, la tarification) pour obtenir un devis (qu’il pourra accepter ou refuser et alors choisir une des autres offres qu’il aura obtenues auprès des autres Assureurs consultés) pour une nouvelle durée ferme à venir.

Ce processus est particulièrement chronophage & insécuritaire pour l’Acheteur d’assurance.

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Ceci dit, le Code de la Commande Publique contraint en France les Acheteurs Publics d’assurance à conclure un Marché Public d’Assurance d’une durée ferme (par habitude de quatre ou cinq ans), donc sans tacite reconduction. Il s’agit ici, en Droit Français, d’une contractualisation hybride, mêlant des dispositions issues du Code de la Commande Publique & d'autres issues du Code des Assurances.

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Enfin, certains Assureurs proposent en France des solutions dites 

Accord de Moyen Terme AMT, d’une durée de deux ans,
ou
Accord de Long Terme ALT, d’une durée de trois ans.

Au terme d'une première période correspondant à la durée choisie, le contrat se reconduit tacitement pour une durée d’un an, puis d’année en année à chaque échéance annuelle. 

Cette solution correspond à la mise en place d’un véritable partenariat entre l’Acheteur d’assurance et l’Assureur.
Il se traduit par une cotisation stable & maîtrisée sur la première période.

Ne pas confondre un AMT ou un ALT avec la modalité de facturation de la cotisation d'assurance dite "stretch", qui consiste à encaisser, en une seule fois, au début d'une période d'assurance de deux ou trois ans, le montant total de la cotisation correspondant à ladite période d'assurance.
Cette modalité ne présente comme seul "avantage"  que d'éviter tout régularisation (à la hausse, en fonctions de la déclaration d'éléments variables) & toute augmentation de cotisation sur cette période. 

attention

Lorsqu'un Distributeur d'assurance (ou un Assureur) évoque le "renouvellement" d'un contrat d'assurance de Droit Français qui a pourtant émis mis en place pour une durée d'un avec tacite reconduction, d'année en année, à son échéance annuelle, il commet donc une erreur (pour ne pas dire une Faute Professionnelle)
Il trompe l'Acheteur d'assurance en lui laissant ainsi croire que son Contrat pourrait prendre fin, de plein Droit, à l'échéance annuelle si l'Acheteur d'assurance de répondait pas aux questions formulées par le Distributeur d'assurance (ou l'Assureur), même si l'Assureur ne prenait pas l'initiative d'adresser à l'Acheteur d'assurance une Lettre Recommandée avec Accusé de Réception de Résiliation en respectant le préavis stipulé aux Conditions Particulières du Contrat (classiquement 1, 2 ou 3 mois avant l'échéance annuelle, sauf pour les Marchés Publics d'Assurance pour qui le préavis est obligatoirement de 6 mois).
Ce type de démarche est, pour le moins, malhonnête et constitue une infraction aux pratiques professionnelle définies par le Droit des Assurances.