Retours d'Expériences

la réalité des sinistres dépasse souvent la fiction...


vous trouverez ici quelques retours d'informations relatifs à de récents sinistres...

histoires vraies...

Atelier non compartimenté : 
une unité de production entièrement détruite

un incendie a ravagé, mercredi 19/12/2018 à 22h30, les locaux d' une entreprise de prodution de parquets, plans de travail, panneaux & tabletterie bois massif :

le point de départ est l'atelier, en dehors des heures ouvées, donc en l'absence de personnel.

  • 4 000 m² de bâtiments entièrement détruits
  • 15 000 m3 de bois détruits
  • quelques palettes de produits finis ont pu être sauvées

L’absence de détection d’incendie n’a pas permis une alerte suffisamment précoce pour que l’équipe de première intervention puis les pompiers puissent limiter les dégâts ; le taux d’occupation des surfaces & l’absence de compartimentage des locaux a favorisé un rapide développement de l’incendie.

Estimation provisoire des coûts de ce sinistre :

  • Locaux 3 200 000 €
  • Matériels 3 000 000 €
  • Marchandises 4 500 000 €
  • Frais Supplémentaires d’Exploitation & Marge brute 2 700 000 €, si reprise d’activité des ateliers d’ici 12 mois

48 salariés sont concernés

N.B. : il ne s'agit pas d'un sinistre criminel

Compounds en feu

C'est à 23h50, ce samedi 27/10/2018, que s'est décenché l'incendie qui a ravagé une partie d'un établissement de compounds *, en dehors des heures ouvrées (en l'absence de personnel).

Ce ne sont ± 3 000 m² de stock qui ont été détruits, sur un bâtiment de plus de 4 300 m² (dont une partie compartimentée, était à usage d'atelier d'ensachage).
Les 2 autres bâtiments (± 4 700 m² & 800 m²)  séparés, ont pu être préservés.

C'est le principe constructif qui a permis de limiter le développement du feu, les pompiers ayant pu prende appui sur le compartimentage du bâtiment incendié & profiter de la séparation des autres bâtiments.

C'est une défaillance d'origine électrique qui a conduit à ce désastre.


* : compound = résine plymère ou elastomère, chargée et/ou additivée, constituant la matière première de l'industritrie de la plastrugie.


Silo à sciures :
un feu et tout s'arrête

Lorsque le silo de 280 m3 de sciures prend feu le 9 octobre dans une usine menuiserie industrielle, c'est tout l'atelier qui est arrêté

21m de haut rendent compliqué la lutte contre l'incendie... 

il a suffit d'une étincelle, transmise d'une machine d'usinage au silo par le système centralisé d'aspiration des sciures, pour que le silo s'embase. 

30 personnes sont au chômage technique en attendant qu'une solution provisoire d'évacuation des sciures permettre de redémarrer l'atelier. Heureusement, l'incendie ne s'est propagé ni aux bâtiments ni au parc à bois. 

C'est l'occasion de vérifier si le contrat d'assurance est correctement dimensionné et permet de financer la mise en oeuvre du plan de continuité de l'activité , ainsi que la reconstitution de l'outil de travail puis le plan de reprise d'activité. 

L'aide d'un Expert d'Assuré est indispensable pour accompagner l'entreprise dans la constitution de son état de pertes et dans les négociations avec l'Assureur. 

Le concours d'un Consultant en risques & assurance management est lui aussi nécessaire au bon déroulement des opérations... et à l'amélioration des mesures & moyens de prévention surveillance protection ainsi qu'à l'optimisation du programme d'assurance.


Plasturgie en feu

C'est à 2h45 que l'incendie s'est déclaré ce dimanche 25/09...
malgrè une rapide intervention des 80 Pompiers, qui à leur arrivée, ont trouvé un feu était tellement développé qu'il leur a été impossible de préserver plus que 1 000 m² (stock).... 3 000 m² de ce fabricant de sachets, gaines & films alimentaires plastiques ont été entièrement détruits (ateliers & bureaux).
Fort heureusement, l'absence de vent a permis d'éviter une propagation au voisionnage.

Le point de départ est une défaillance d'origine électrique qui a dégénéré en départ de feu, en dehors des heures ouvrées... en l'absence de personnel.

Les 40 salariés ont d'abord été placés en chômage technique, puis ont pu reprendre une activité dans un autre site du Groupe ainsi que dans un local loué temporairement...
ce qui a permis à l'entreprise de continuer d'approvisionner quelques uns de ses principaux Clients, pendant la période de reconstruction de sa nouvelle usine.

C'est en Orctobre de l'année suivante que l'entreprise a pu reprendre un cours normal, dans ses nouveaux locaux... dorénavent pourvus de murs séparatifs coupe-feu entre chaque atelier ainsi que d'une détection automatique d'incendie.
Le niveau normal de production devrait être retrouvé au cours du premier semestre 2019.


Entreposage & logistique :
le permanent casse-tête

L’incendie qui a ravagé une partie d'un tout nouvel entrepôt d'Auvergne-Rhône-Alpes démontre une fois de plus, s’il en était encore besoin, l’intérêt des murs séparatifs coupe-feu... 

sur ce site de ± 85 000 m² couverts, une seule cellule a été détruite (± 6 000 m²), les 13 autres cellules ont pu être préservées.

il est simplement regrettable que la classique limite raisonnable des 3 000 m² par cellule ait été dépassée lors de la conception de ce bâtiment...

plus....

Chips en feu

C'est vers minuit, le samedi 07/07, que des voisins ont déclendé l'alerte incendie pour une usine de fabrication de chips alimentaires.

Le feu a pris à l'extérieur des locaux, à leurs abords immédiats, et s'y est propagé à très grande vitesse en raison de la nature combustible des matériaux isolants.

Les 1 700 m² du site ont été entièrement détruits par les flammes.

En attendant la reconstruction de l'atelier, les 18 salariés ont pu reprendre l'activité, avec des matériels d'occasion, temporairement relocalisée dans des bâtiments loués dans une commune voisine.

Copus provisoires estimés 

  • bâtiments 1 400 000 €
  • matériels 1 100 000 €
  • marchandises 900 000 €
plus les frais supplémentaires d'exploitation pendant la période de perturbation & pertes d'exploitation, si l'atelier redémarre d'ici 12 mois

Usine Textile en feu

L'Équipe de première intervention ne disposant pas de moyens adaptés/suffisants pour combattre le départ de feu, ce sont 75 pompiers qui sont venu combattre l'incendie qui ravage une usine textile d'ameublement, lundi 18/06 après midi.

En l'absence de compartimentage, les 6 000 m² de l'unité de production ont été entièrement détruits.

Marlgrès les très importants dégagements de fumées toxiques issues de la combustion de textiles synthétiques, de mousses alvélolaires et d'amballages plastiques, aucun blessé n'est à déplorer.

Coûts provisoires estimés

  • bâtiments 4 800 000 €
  • matériels 4 500 000 €
  • marchandises 5 000 000 €
plus les frais supplémentaires d'exploitation pendant la période de perturbation & pertes d'exploitation, si l'atelier redémarre d'ici 12 mois


l'incendie n'est pas le seul risque opérationnel...

De nombreux évènements accidentels peuvent survenir....
diposez-vous de la couverture assurancielle adéquate ?

incendie géant d'un entrepôt automatisé

Un entrepôt de préparation automatisée de commandes s'embrase…
l'installation d'extinction automatique à eau (sprinklers) a été mise en échec…
70 000 m² détruits !

Sur plus de 70 000 m², ± 1 110 robots traitaient plus de 9 000 commandes par jour, 24h/24, 365j/an

Fort heureusement pour l'entreprise, ce site ne contrôlait que 10% de son chiffre d'affaires (elle peut facilement compenser son indisponibilité en augmentant l'activité de ses autres sites)

  • surface très étendue
  • grande hauteur
  • concentration de volumes de stockage
  • accumulation de bacs plastiques,
  • marchandises de natures très variées (dans des proportions variant sans cesse),
le tout en présence d'un très grand nombre de robots pourvus de batteries lithium-ion (connues pour présenter un phénomène d’emballement thermique provoquant un embrasement spontané des batteries lorsque leur température interne monte au-dessus d’une centaine de degrés)

autant d'indices qui donnent à réfléchir sur la conception des entrepôts & leur protection-incendie.

L'absence de recoupement physique susceptible de stopper le développement de l'incendie, la configuration extrêmement concentrée des casiers de picking, ainsi que l'accumulation de matériaux combustibles (bacs plastiques) & d'accélérants (batteries lithium-ion) ont sans nul doute contribué au développement incontrôlable de cet incendie.

Ce qui fut le "site vitrine" d'OCADO TECHNOLOGY n'aura donc pas été opérationnel bien longtemps.
Nul doute que ses aspects prévention, surveillance, protection vont être reconsidérés à la lumière de cette triste expérience.

À l'inverse, le français EXOTEC a, lui, bien pris en compte, dès le début de la conception de ses systèmes, les considérations de prévention, surveillance, protection, en obtenant la validation de ses modules-racks par rapport aux Règles APSAD... ce qui permet à ses Clients de disposer d'installations fiables.

"avant"

"après"

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incendie d'un entrepôt de 3 000 m² de compounds de la Plastic-Vallée

Fort heureusement, bien que les moyens de première intervention n'aient pas permis de circonscrire le départ de feu, devenu très rapidement incontrôlable en raison de la charge calorifique, l'incendie qui a détruit 3 000 m² d'un entreprôt de compounds de la Plastic-Vallée ce mercredi 17/04/2019, à 13h00, n'a fait aucun blessé.

La sépararation de l'Établissement en plusieurs bâtiments éloignés de plus de plus de 10m les uns des autres a permis de limiter l'incendie à un seul d'entre eux... l'atelier de production & le stock de produits finis étant préservés, l'activité a pu poursuivre son cours presque normalement.

L'activité a en effet pu continuer, mais a nécessité un réapprovisionnement d'urgence en matières premières... au prix fort.

Coût = bâtiments/matériels/marchanises près de 3M€ + frais supplémentaires prévisionnels d'exploitation près de 1,5M€

incendie dans une satation de traitement des eaux...

qui l'eût cru ?

c'est bien une station intercommunale de traitement des eaux usées qui s'est embrasée ce mercredi 3 juillet !

C'est le local de stockage de Chlorure Ferrique qui apris feu et qui a permis l'extension de l'incendie à l'atelier de "clariflocuation" des eaux usées. 

Débuté en milieur d'après-midi, il a fallu aux 130 pômpiers jusqu'à la fin de journée pour circincrire l'incendie... et deux jours pour l'éteindre.

On l'oublie trop souvent, certains agents actifs (y compris parmis les toxiques et/ou corrosifs) sont aussi combustibles... et ce n'est pas le fait d'être "en milieu aqueux" qui empèche l'éclosion & le développement de l'incendie.

il est donc indispensable, dans la phase d'identification & évaluation de risques d'un établissement, de bien prendre en compte tous les matéririaux, matériels, marchanidses, produits & process présents...   seul gage de conception de mesures & installation de suveillance & détection adaptés ainsi que de moyens d'extinction adéquats... 

La protection des activités ne se limite pas aux "habitudes" & préjugés : il est impératif de s'adapter aux réalités, au cas par cas, à chaque particulairté.

un Entrepôt de logistique en flammes

Le dimanche 7 juillet un incendie s’est déclaré dans l’entrepôt d’un transporteur-logisticien en Auvergne-Rhône-Alpes... malgré la très rapide intervention de 165 pompiers & 59 véhicules, en l’absence de « recoupement physique », les 7 000 m² ont été réduits en cendres !

même s'il ne s'agit ici que d'un site de CrossDocking (donc présence de très courte durée de marchandises dans les locaux), il n'en reste pas moins vrai que le développement du feu a été spectaculaire.

Ce qui pourrait apparaître pour un « gros » sinistre (environ 5M€ de bâtiments 20M€ de contenus et «x»M€ de marge brute, sans évoquer les conséquences environnementales) va bientôt être une anecdote dans le paysage des sinistres incendie...

En effet, depuis quelques années la course au gigantisme des surfaces de stockage se poursuit...
ce qui était considéré comme « grand » il y a 3 ans (locaux de 30 000 m² d’un seul tenant)
est dorénavant largement surclassé par des entrepôts de 100 000 m²...
et même 170 000 m² d’un seul tenant...


Quels impacts auront les prochains incendies ?

Les Risques Managers peuvent-ils faire entendre le bon sens aux Architectes & Décideurs ?
Une bonne conception physique (à minima avec des murs séparatifs coupe-feu entres cellules de surfaces raisonnables) & des mesures/moyens de prévention surveillance protection adaptés a-t-elle encore droit de citer ?

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Près de 13% des Établissements Publics de Santé ne sont pas conformes aux normes de sécurité incendie !

Alors qu'il s'agit de lieux destinés à la Santé des personnes, près de 13% des Établissements Publics de Santé ne respectent pas les normes de sécurité incendie.

Focalisés, depuis de nombreuses années, sur les exigences sanitaires & sociales, mais aussi confrontés aux restrictions budgétaires, nombre d'Établissements Publics de Santé ont "laissé de côté" le traitement de leurs risques opérationnels.

Plus étonnant encore :

  • près de 65% n'ont toujours pas formalisé de plan de continuité d'activité suite à incendie, explosionévènement naturel ou malveillance (y compris Cyber-malveillance)
  • près de 50% n'ont même pas mené d'action formalisée d'identification & évaluation de tels risques ni d'analyse d'impact sur l'activité...
Pourtant répertoriés depuis 2012 comme une des composantes essentielle des secteurs d’activités d’importance vitale (SAiV), ils doivent étendre leur gestion de risques opérationnels aussi aux risques d'indisponibilité 
  • de personnel
  • de local
  • d'outil de travail
  • d'approvisionnement
  • de prestataire
Mais combien d'Établissements Publics de Santé disposent d'au moins une personne (en temps plein ou partagé interne, ou, évendtuellement en prestation extérieure) en charge de la centralisation/coordination de la gestion des risques opérationnels
et combien d'entre eux connaissent les principes de base que sont les nomres iSO 31010 (identification & évaluation de risques), 22317 (analyse d'impact sur l'activité), 22318 (continuité d'approvisionnement), 22301 (continuité d'activité) ?
véritables points-clés d'une bonne gestion de risques opérationnels.

Ce n'est pas avec des "bouts de ficlelles" que les Établissements peuvent traiter ces sujets primordiaux.
Les dépenses somptuaires de l'Administration Centrale, des Ministères & de la Représentation Nationale doivent-elles conduire à l'amputation des budgets de fonctionnement/investissement des Établissement Publics de Santé ?... quelles sont les vraies priotiés ? ... à méditer.

9 000 m² en co-occupations partent en fumées

Un tènement immobilier de 9 000 m² du 19ème siècle, joliment construit (murs extérieurs en briques, charpente acier, couvertures tuiles, typique de l'architecture industrielle du Département du Nord), occupé par différentes entreprises, a été entièrement réduit en cendres ce jeudi 19 juillet.

Les surfaces n'étaient alloties entre les différents occupants que par des cloisons (pas de cloison-coupe feu ni de mur séparatif coupe-feu, au sens de la Règle R15, mais de simples cloisons)… cela suffisait largement, à en croire propriétaires & locataires.

Pourtant, l'incendie (détecté trop tardivement) qui s'est déclaré en fin d'après-midi dans le local d'un fabricant de meubles de salles de bains s'est propagé à la vitesse "grand V", par les effets combinés du rayonnement de la chaleur & du flash-over, à un atelier de production de cartons & son entrepôt, puis à une grande surface de vente de produits alimentaires frais,...

Rien n'y a fait, ni les "cloisons", ni les 120 pompiers,… il a fallu toute la nuit et une partie de la journée suivante pour venir à bout de l'incendie.

Pas de détection automatique d'incendie pour donner l'alerte en temps opportun, accumulation de contenus combustibles à fort pouvoir calorifique, pas de recoupement physique sur lequel s'appuyer pour lutter contre l'incendie,... l'affligeante classique trilogie d'une catastrophe annoncée.